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la caresse du vent (luce)


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 la caresse du vent (luce)

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♡ poisoned youth ♡
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♡ date de naissance : 04/08/1997
Mer 29 Juin - 12:29

elle est là, assise au bord de l'eau en tailleur. la nuit est déjà tombée et le firmament est parsemé d'une incroyable poussière blanche. les étoiles brillent de mille feux, et elle se dit qu'elle aussi aimerait briller aussi fort. mais c'est impossible, elle est bien trop brisée pour qu'on puisse faire quoi que ce soit d'elle.
la caresse du vent vient faire virevolter ses longs cheveux blonds, et elle ferme les yeux quelques instants. cette douceur lui rappelle celle de sa mère, autrefois. quand elle lui caressait les cheveux avant de s'endormir et qu'elle lui déposait un tendre baiser sur sa tête de petite fille.
elle ne peut empêcher cette mine déconfite qui apparaît sur son visage. c'était une belle époque, désormais révolue. à présent, ce n'est plus sa mère, mais une épave qui vit avec elle, les yeux injectés de sang à force d'avoir trop pleuré et l'haleine qui pue l'alcool.
delhia prend une grande inspiration.

c'est fini, désormais.
t'es toute seule.
toute seule dans ton malheur.


désormais, la belle blonde essaie simplement de survivre. elle sait qu'il y a ce démon tapit dans l'ombre, qui vit derrière elle et qui est prêt à lui sauter à la gorge à n'importe quelle occasion. elle vit avec un poids sur les épaules. incapable de donner sa confiance ou son amour, elle s'alimente de la haine des autres. elle a l'impression que c'est la seule chose qui est capable de la faire se sentir en vie. détester, c'est quand même ressentir quelque chose. c'est tout ce qu'elle sait faire.
pourtant au fond d'elle, il y avait tant d'amour à offrir. tant d'amour.
elle soupire et son souffle s'évapore en une fumée blanche, causée par cette température qui en vient même à lui glacer le sang.

fille brisée.
ton coeur pleure mais ta bouche crie.


elle serre un peu plus son manteau autour de son corps, et elle ferme les yeux.
et puis elle sent quelqu'un s'asseoir à côté d'elle. une odeur sucrée vient lui chatouiller les narines, alors elle esquisse un minuscule sourire.
elle aurait reconnu cette odeur entre mille. luce.
elle ouvre les yeux, et elle voit la brunette assise à ses côtés, de la même façon qu'elle.
« qu'est-ce que tu fais ici aussi tard? » lui demande Delhia
elle secoue la tête tout en riant légèrement.
un petit rire, pourtant sincère en sa présence.
mais qui au fond révèle son mal-être, cette douleur qui lui écrabouille le coeur.
décidément incapable de vivre pleinement.
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✩ VOLEUSE D'ÉTINCELLES ✩
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♡ date de naissance : 07/01/1997
Mer 29 Juin - 13:01

j'ai mal, encore. j'avais promis, j'avais promis que j'arrêterais. je l'avais promis à mes papiers froissés, à mes carnets. je l'avais promis au croissant de lune trop pale, aux étoiles blêmes et au ciel bleu comme ceux de mon cœur.
pourtant, j'ai mal, encore. c'est étrange. je peux sentir mon cœur se briser, dans ma poitrine. ses éclats valsent au travers de mon sang, de ma cage thoracique. et pourtant, c'est le vide qui me fait le plus mal. toujours. c'est le rien qui blesse mon cœur, qui perfore mon âme de sa lame argentée.
j'avais promis, pourtant, de ne plus dire les mots trop durs, de ne plus les raconter, tous ces maux-là, trop gros. pourtant je parle, encore. et je pense à ce vide, et je pense à la mort.
je marche sur le bitume gris, de mes pas tous légers. oui, en moi, je n'ai que du rien, et le rien ça ne pèse pas lourd, évidemment. évidemment.
j'ai le sentiment d'être la plume que l'oiseau a laissée tomber. ce n'est pas grave, en soi, mais c'est que cette plume, elle ne veut plus se poser. elle ondule sans relâche, en enlaçant le vent. elle s'accroche aux nuages. le soleil la calcine. mais le sol ne vient pas, la chute dure, encore. et la plume se perd, au travers du vide, de l'air. au travers des ciels, des mers. j'ai le vertige de ce monde. j'ai le mal de ces sentiments immondes.
et si j'avais promis, et si j'avais promis de ne plus regarder les trains passer en espérant voir le mal s'envoler, et si j'avais promis de ne plus fixer les vagues inlassablement, d'arrêter de trouver ça joli, de les voir valser, alors je retire, je reprends tous mes mots, tous mes mots dans le vide. alors je recrache ces drôles d'idées et les laisse partir, s'envoler.
qu'est ce que ça peut faire ? si moi, j'aime regarder le vide, avoir la tête un peu ailleurs, un peu très très haut dans les airs, qu'est-ce que ça peut faire ?
je continue d'avancer et puis je vois une ombre. toute petite, d'abord, et puis l'ombre grandit. il fait sombre, dehors, mais on peut voir des cheveux blonds, champ de blé en été. on peut voir une peau pâle, des yeux un peu fermés. on peut voir une fille, et moi, je peux voir delhia. moi, je peux voir delhia, ma delhia à moi. delhia et puis ses maux plus gros que son cœur en éclats, éclats de son passé. delhia et puis sa voix toute brisée, lionne blessée. je m'assieds, et son visage bouge, un tout petit peu, tout doucement. un sourire tout cassé naît sur son visage blafard. moi aussi, je souris.
- je sais pas. la même chose que toi, je suppose.
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♡ poisoned youth ♡
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♡ date de naissance : 04/08/1997
Jeu 30 Juin - 16:09

elle se sent bousillée. elle a juste l'impression d'être du gâchis, une part de gâteau en trop dont on ne veut plus, qu'on jette sans remords parce qu'on a été satisfaits des autres bouchées. beaucoup trop déçue de tout ce qui l'entoure, de ce monde qui s'écrase sur elle. elle a cette sensation d'être une claustrophobe enfermée dans une pièce trop petite, bien trop petite.
mais pourtant, elle sait bien qu'elle n'est pas la seule. la belle brune à ses côtés est dans le même état qu'elle. deux filles renversées par les malheurs de la vie. c'est comme si elles avaient les côtes brisées et que respirer leur était difficile. la brume du soir les encercle, et bientôt on n'entend plus que le souffle de leur respiration.
- je sais pas. la même chose que toi, je suppose. »
que lui répondre? qu'elle ne sait même pas ce qu'elle cherche? un peu d'amour, peut-être? elle demande juste ça, mais elle est bien trop fière pour l'admettre. elle préfère cracher son venin, planter ses crocs dans la peau, parce que c'est moins douloureux que de trébucher par amour. c'est moins déchirant que de se prendre une claque de la part de son amie la déception, lui rappelant à l'ordre qu'au final, elle est peut-être pas facile à aimer.
enfin, tout ça, c'est ce qu'elle croit. elle se persuade qu'aimer n'est pas la bonne chose, et puis que de toute façon, elle est pas faite pour être aimée. peut-être trop compliquée.
mais au fond, c'est juste une poupée fragile. elle cache en elle des nuages de douceur. son sourire, lorsqu'il est sincère, met du baume au coeur. encore mieux qu'une pommade pour soigner les plaies.
mais ce soir, delhia n'a pas envie d'avoir mal. elle n'a pas envie de penser à ses cicatrices. elle n'a pas envie de les panser.
elle a juste envie de crier, de casser des choses, de les voir brûler sous ses yeux. elle se dit alors qu'elle a le contrôle.
et puis elle repense à un gars, qu'elle a rencontré il y a deux-trois mois. le connard de première. les belles paroles puis les coups dans le dos. delhia ne s'était pas attachée, non, elle ne le fait plus. mais elle savait qu'un jour il risquerait de briser le cœur d'une fille innocente. et elle ne voulait pas que d'autres filles se retrouvent détruites.
c'était le tableau idéal.
un soupir.
« ça te dit d'aller exploser une voiture? »
un sourire en coin.
la joie d'avoir le contrôle.
c'est mieux d'aller péter des bagnoles plutôt que d'essayer d'arranger le merdier dans son cœur, de toute façon.
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✩ VOLEUSE D'ÉTINCELLES ✩
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♡ date de naissance : 07/01/1997
Dim 3 Juil - 22:26

son sourire un peu cassé brille dans la nuit. son sourire de petite fille un peu perdue, une petite fille coincée entre les murs de son passé, dont les parois ne veulent pas se briser.
dans les pensées de delhia, on peut le deviner, c'est toujours un peu le bazar. il y a ce hurlement constant et tremblotant qui jamais ne se tait, qui raisonne en écho à l'arrière de son crâne. il y a tous ces mots qui voudraient passer la barrière de ses lèvres fatiguées, mais qui restent coincés dans un coin de son cœur, dans un coin de sa gorge, ces mots qui nourrissent son malheur. c'est le charbon de la tristesse. on oublie un instant, mais il y a cette petite voix que l'on perçoit à peine qui nous met à genoux, et laisse sur nos cœurs des blessures invisibles. petite voix qui nous fait pencher dans le vide, de l'autre côté de la falaise, alors que notre souffle se perd entre les airs froids.
quand je la vois, delhia, j'ai très envie de la serrer dans mes bras et de recoller les morceaux de son cœur en éclats. mais son cœur, il est éparpillé là, sur le sol, et les gens le piétinent, comme si ce n'était pas important. ils foulent le bitume gris, et ils écrasent son cœur du bout de leurs talons salis.
sans même le savoir, ils arrachent delhia comme on arrache une fleur, et ils brisent un peu plus son âme en pleurs.
elle ne me regarde pas. son regard reste fixé sur cette mer déchainée, sur les vagues qui s'écrasent lourdement contre les rochers sanglotants. ses prunelles se baladent à travers la marée, se perdent dans le ciel sombre, se posent sur les étoiles qui s'inscrivent tout doucement dans ses yeux, sans même qu'elle ne le sache. delhia, dans ses prunelles brillent toutes les galaxies.
soudain, sa voix s'élève dans le vent frais. un peu trop fort, avec trop d'engouement. exploser une voiture. ses mots coupent comme des couteaux, elle a cet air dans la voix que je ne lui connais pas. moi, je devrais crier et lui dire qu'elle n'est pas raisonnable, que ça ne lui ressemble pas. mais à la place, je lâche un rire franc, parce que je l'aime bien moi, cette delhia là. comme une lionne qui s'éveille, comme des yeux qui ensorcellent. je saute sur mes deux pieds et attrape sa main froide.
- allons défoncer une bagnole, alors.
c'est un simple murmure qui se perd dans la nuit, mais delhia l'entend, et puis delhia sourit. et à moi, son sourire, ça me fait pousser des fleurs dans le cœur. pas de ces roses qui laissent derrière elles des chemins cramoisis, non. des champs de fleurs douces, qui caressent la cage thoracique du bout de leurs pétales.  
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♡ poisoned youth ♡
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♡ date de naissance : 04/08/1997
Ven 8 Juil - 17:09

delhia est une gamine apeurée et enragée. elle est égarée dans ce monde qu'elle ne comprend pas, auquel elle n'appartient peut-être pas. du moins, c'est ce qu'elle pense.
trop de fois elle s'est approchée près des roses pour les effleurer du bout des doigts, et trop de fois elle n'a ressenti que l'amer blessure des épines, qui lui transpercent la peau comme elles lui transpercent le coeur.
lentement, les deux jeunes filles se déplacent dans la nuit, telles des fantômes qui errent, qui ne trouvent pas leur place. leur ombres se déplacent gracieusement, et leur chevelures virevoltent au gré du vent. la belle blonde ferme ses paupières tout doucement. la caresse du vent l'apaise.

tu te souviens de tout ce que l'amour te laissait ressentir?
comment ça te faisait te sentir?


pincement au coeur.

pourquoi tu te renfermes, douce créature?
pourquoi es-tu devenue cette lionne enragée?
pourquoi l'amour t'a tant fait souffrir?


elle serre les poings, elle grince des dents. trop de fois on a balancé son coeur contre un mur. elle a la haine, delhia. elle a juste la haine contre cette humanité bien trop merdique, qui préfère dire "casse-toi va-t-en plutôt que de crier je t'aime comme lara fabian"

« il faut qu'on trouve un truc qui tape fort, bien fort. »

les deux âmes perdues s'en vont près de la déchetterie. les grillages ne sont pas très hauts, il n'y a pas de caméra.
la nuit est calme, silencieuse. seule la lune et les quelques lampadaires éclairent les rues de marseille.
delhia balance son sac par terre, s'attache les cheveux en une queue de cheval, puis elle se met à rire, en pensant à cet abruti et à la tête qu'il verra en voyant sa voiture défoncée. elle se met à rire à gorge déployée.
peut-être qu'au fond d'elle, elle rigole pour tout, pour sa propre situation, qui au final est tellement ridicule. détruire pour se sentir en vie, c'est triste.
cet oiseau de nuit aux pattes blessées n'arrive pas à voler entièrement, elle comme cet albatros de baudelaire qui ne sait que se déplacer en boîtant.
elle est cette âme esseulée, qui préfère détruire plutôt que d'accepter un peu de bonheur et d'amour dans sa vie.
elle a trop souffert de tout ça.
elle s'accroche au grillage, et grimpe rapidement tout en haut. elle est souple et agile, tel le serpent qui rampe avec précaution avant d'attaquer sa proie et de lui planter ses crocs dans la peau.
elle retombe rapidement de l'autre côté, quasiment sans un bruit. elle est aussi légère qu'une plume.
luce la rejoint tout aussi rapidement, et toutes deux fouillent l'endroit du regard, pour trouver un pied de biche ou tout autre objet qui pourrait suffire.
l'adrénaline monte, mais delhia n'a pas peur.
elle n'a jamais peur.
elle n'a pas le droit d'avoir peur.
non, pas ici, pas dans ce monde.
elle jette un regard à luce, qui la suit dans ses conneries.
elle se sent mal pour elle; elle se dit que luce pourrait peut-être être sauvée
elle veut la protéger
comme sa soeur
avec sa bouille d'ange elle a des airs d'enfant innocent
mais ce qui tue le plus delhia
c'est qu'elle sait très bien qu'au fond du coeur de luce
tout est noir comme la nuit
et tout ce que delhia aimerait faire
c'est souffler dans son coeur pour faire partir toute la poussière
comme dans un vieux grenier, sur un livre
pour pouvoir révéler sa vraie splendeur à la lumière du jour
parce que delhia elle la voit comme ça,
comme une merveille qu'il faut cesser d'abîmer
bien trop précieuse pour ce monde

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♡ date de naissance : 07/01/1997
Lun 11 Juil - 21:38

ses traits fins et blêmes s'éveillent, ses yeux s'ouvrent en grand et deux fossettes apparaissent au creux de ses joues. le temps d'un instant, les étoiles et les galaxies dans ses prunelles bleutées masquées par la nuit brûlent un peu plus fort, brillent de mille éclats. delhia, juste là, juste ici, pourrait être le ciel étoilé. elle pourrait être les constellations qu'on admire et que l'on croit pouvoir toucher du bout de nos fins doigts, elle pourrait être cette lune pâle qu'on l'on veut décrocher.
la lune est belle, la lune est triste.
juste-là à ses côtés, je m'enfuie dans la nuit, comme une ombre, un fantôme. deux étincelles à peine visibles, comme des braises ardentes qui s'éteignent doucement, nous disparaissons au travers de cette noirceur infinie, océan sombre aux mille et un bruits. d'abord, il y a les voitures qui ronronnent doucement, qui glissent sur les routes, parfois trop violemment. il y a les gens, les danseurs d'une nuit ou de toute la vie, ceux qui foulent le bitume mais que l'on ne voit pas, dont on voit les ombres sur les murs gris, dont on entend les pas. il y a les cris des vivants, de cette jeunesse empoisonnée qui boit dans les bars, qui vit sans rien demander, rien d'autre que le bonheur éphémère, l'oubli le temps d'une soirée. hurlements qui déchirent le silence et qui raisonnent dans nos cœurs.
puis il y a delhia, puis il y a moi. il y a nous, les invisibles, les jeunes-filles aux peines risibles. mais ça cicatrise, le temps d'un instant. on court contre le vent, et puis les maux s'envolent, montent là-haut dans les ciels. nos souffles s'échappent, et la cage thoracique frappe. pulsions dans la nuque, la poitrine, le poignet. là, juste-là, moi je ne demande qu'à être en vie, qu'à en avoir envie.
nos jambes douloureuses nous portent jusqu'à la décharge. montagnes de déchets, de mots oubliés et de papiers froissés. des amas de douleur qu'on a tenté d'enfouir dans des bennes salies. je ris un peu de tous ces souvenirs que je vais fouler du bout de mes talons.
la voix de delhia brise le silence, quelques instants. et puis ça revient. le vide à nos côtés, le vent qui fait voler nos cheveux longs, qui frappe nos peaux blafardes et qui secoue nos cages thoraciques. je ne réponds pas car il est beau, ce silence là. je me contente de suivre delhia, de me laisser bercer par le son de ses pas. elle est légère, delhia, comme la brise qui s'engouffre tout doucement dans les cœurs en pleurs.
ses bras s'élancent à ses cheveux dorés, elle les attache vite en une queue de cheval. et puis elle rit, elle rit à gorge déployée, elle rit d'un rire qui sonne vrai, un rire qui cache des secrets. moi, je crois que je n'ai plus le cœur à ça. sûrement car je sais que le cœur de delhia, il est tout fendu, il est en éclats. son cœur à delhia, il ne reviendra pas, et plus jamais il ne rira comme elle le fait là. cœur en sanglots, en sanglots de ces maux trop gros. mais je la suis, je suis ses yeux, je suis ses gestes. je grimpe ce grillage qui blesse mes doigts fins. je retombe sur mes pieds et souffle un peu, enfin.
nos deux corps perdus, nous, les deux enfants déchues, les cœurs disparus.

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